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12. Café Dix sur dys - 15. Comment mieux aider son enfant (4/04/2018)

Café dix sur dys du 3 avril 2018

 

Thème de la rencontre :

« Comment mieux identifier les élèves en difficulté ? ».

 

Compte rendu

 

Professionnels présents :

Pour le collège : Mme Arnaud, Mme Brun (AESH), Mme Cantau, Mme Durand Degranges

Pour l’école du Sacré Cœur : Mme Belmonte, Mme Duprez,

 

Parents :

Mme Simonin, Mme Crevoulin, Mme Chabaud, Mme Laugier, Mme Spina, Mme Saksida, Mme Sans, M. Marcant Vanel

 

Élève : Maëlle

 

 

Remarque préliminaire

L’échange commence par une remarque d’une maman : le mot « handicap » fait peur, y compris à des parents qui peuvent parfois refuser de constituer le dossier à cause du mot lui-même.

 

 

Comment un enseignant est-il formé à la différence ?

 

Pour le premier degré (primaire) :

Actuellement, pour les étudiants qui entrent dans le métier, il existe une formation initiale.

Pour les enseignants plus âgés, il est nécessaire de recourir à de la formation continue. Celle-ci se fait sur le mode du volontariat.

La question des troubles de l’apprentissage est un sujet dont on entend parler de plus en plus. Mais tous les troubles ne sont pas aussi connus. On a toujours entendu parler de la dyslexie mais d’autres continuent d’être peu abordés.

À l’école du Sacré Cœur, il y a une enseignante spécialisée à mi-temps qui prend en charge les élèves souffrant de troubles de l’apprentissage.

 

Pour le second degré :

La question des troubles de l’apprentissage a longtemps été oubliée de la formation initiale. Maintenant, en ESPE (= École Supérieur du Professorat de l’Éducation), un semestre est consacré à la psychologie de l’enfant. En ce qui concerne les difficultés liées aux troubles dys, on compte entre 2h et 6h de formation.

Il est à noter que la Direction diocésaine propose l’aide de Mme Andrieux qui, sur demande des établissements, vient soit pour observer des élèves en classe pour lesquels les équipes enseignantes sont en questionnement soit pour proposer des animations pédagogiques.

Des formations par conférences sont également proposées.

 

Est-ce le rôle des enseignants de diagnostiquer ?

 

D’un point de vue légal, les enseignants ne sont pas autorisés à poser de diagnostic car cela ne relève pas de leur compétence. Un enseignant qui observe une difficulté doit prendre contact avec la famille et orienter celle-ci vers un médecin qui est le seul à pouvoir amorcer un diagnostic.

 

Parfois, le diagnostic vient des parents eux-mêmes qui voient bien, par comparaison aux autres, que leur enfant fonctionne différemment.

Cependant, prendre conscience que son enfant est différent n’est pas chose facile.

-          Tout d’abord parce que les parents ne peuvent pas toujours comparer (dans le cas d’un 1er enfant).

-          De plus, l’entourage tend à temporiser. Par ex. en grande section, on dit que c’est trop tôt pour vraiment s’inquiéter.

En revanche, l’enseignant peut comparer avec les autres élèves. Et c’est là que son observation est importante.

C’est une chance que l’on détecte de mieux en mieux et de plus en plus tôt les troubles d’apprentissage.

Le professeur d’arts plastiques remarque que certains troubles se voient plus facilement selon les matières (ex. en arts plastiques, on voit rapidement les problèmes de dyspraxie).

Les arts plastiques au primaire ne demandent plus de la manipulation, du coup, cela fait perdre cette chance de relever les difficultés.

L’élève/enfant peut aussi être amené à signaler un problème dans la mesure où il se compare aux autres.

 

À propos de la dyspraxie : il serait bon que chaque enseignant réfléchisse à ce qu’il demande, à sa « faisabilité » pour un dyspraxique.

Ex. : pour le dyspraxique, constituer un herbier est un véritable cauchemar.

Il est indispensable que l’enseignant soit compréhensif.

 

 

Que faire si des enseignants nient le problème ?

 

Il existe encore de la part de certains enseignants une forme de déni.

Les parents sentent qu’il y a un problème mais ils ne sont pas entendus. L’enseignant relativise la difficulté. Est-ce par désir de ne pas inquiéter la famille ? Par peur de ne pas avoir été la personne qui a remarqué le problème ? Par manque de compétence ?

Dans ce cas, il vaut mieux aller voir un spécialiste afin d’en avoir le cœur net.

 

L’assistance émet le souhait que l’on constitue un annuaire des spécialistes de la région pour permettre aux familles de gagner du temps.

 

 

Comment faire aimer la lecture à un dyslexique ?

 

Il faut trouver un domaine qui plaise à l’enfant / l’élève. De cette façon, il apprend à trouver des stratégies pour compenser ses difficultés. Il faut aussi créer une relation de confiance entre l’enseignant et l’élève.

La dimension affective est toujours importante dans le processus d’enseignement mais, pour un élève dys, elle est fondamentale.

 

Comment faire par rapport aux livres imposés ?

 

Il existe des livres audios qui peuvent être un facteur déclenchant. Il est bon de lire en même temps que l’on écoute le livre audio.

L’enfant doit également savoir que le parent est toujours là en cas de besoin. Le parent se donne du mal pour aider son enfant et l’enfant en a conscience. Cela crée un climat de confiance. Tant qu’il n’y a pas de confiance, cela ne marche pas. Ensuite, on peut dire que le problème est résolu.

 

L’enfant dys a besoin de reconnaissance. Il a besoin d’être reconnu dans sa difficulté, c’est la garantie d’une aide qui lui sera apportée. C’est un sentiment sécurisant.

Pour d’autres enfants, au contraire, il y a un refus du fait d’être différent. Ceci se remarque surtout vis-à-vis d’autres enfants (Ex. N. au début ne voulait pas qu’on en parle. Maintenant qu’il est en confiance, cela ne lui pose plus de problème.)

L’enfant / l’élève a peur du jugement de l’adulte. De plus, en grandissant, il a envie d’être autonome, il veut pouvoir se débrouiller tout seul.

Il est à noter que le rapport à la difficulté est différent selon les enfants.

 

 

La question de l’ordinateur

 

Celui-ci peut être refusé par l’enfant.

A. n’a jamais eu le moindre souci pour faire usage de son ordinateur.

R. a eu un ordinateur acheté par les parents quand il était en 5e. Il s’en servait un peu, il jouait surtout avec. C’était un problème de maturité. Parfois, on avait l’impression qu’il s’en fichait. Il a d’ailleurs cassé son ordinateur par négligence et il est resté sans ordinateur pendant des mois. Cela l’a mis en échec mais, comme c’était de sa faute (du fait de sa négligence) cela lui a fait du bien.

Il faut du temps à l’enfant dys de comprendre que l’ordinateur lui permettra d’aller plus vite.

 

 

De l’intérêt des cartes mentales

 

Elles sont utiles uniquement si c’est l’enfant qui les élabore. Une carte mentale toute faite par le professeur n’a guère plus d’intérêt qu’un cours classique.

Ce n’est pas tant la carte qui compte que le processus d’apprentissage qu’elle demande (il faut « se raconter » la leçon).

 

La question des devoirs

 

Il y a quelque chose de très valorisant lorsque les devoirs en classe sont réussis.

Parfois, malgré les heures passées à apprendre une leçon, faire un travail, le résultat est mauvais. Dans ce cas, les parents ont le sentiment d’avoir dépensé de l’énergie en pure perte. Ils ont le sentiment d’avoir gaspillé leur temps et se sentent parfois totalement découragés (« Tout ça pour ça »).

Il faudrait aussi que les parents cessent de regarder les notes. Il faudrait qu’ils cessent de mettre la pression sur toutes les matières. Les parents doivent se rappeler qu’ils n’étaient pas non plus toujours parfaits sur tout.

 

 

Fier de savoir utiliser l’ordinateur et d’être plus performant que le parent

 

A. n’a pas toujours envie d’apporter son ordinateur. Quand c’est le cas, sa maman lui rappelle les difficultés qu’il y a à monter des dossiers pour mettre en place toute l’aide dont il dispose. Elle lui explique le poids que c’est pour tout le monde sur le plan technique (gérer les RDV chez l’ergothérapeute etc. avec les déplacements fréquents jusqu’à Pertuis).

De cette façon, A comprend qu’apporter son ordinateur au collège n’est pas une grâce qu’il fait aux autres, c’est une chance qu’il a.

Le cartable en plus de l’ordinateur c’est trop. Il faut que le collège propose des solutions pour épargner cela aux élèves.

Pour avoir envie de prendre l’ordinateur, il faut alléger le cartable. C’est incitatif.

Question posée à l’équipe des professeurs par les parents : peut-on proposer un trieur à la place de classeurs ?

Le sujet sera traité en journée pédagogique.

Il y a aussi le problème de l’image vis-à-vis des autres. Un enfant n’a pas toujours envie d’être celui qui est différent avec son ordinateur.

 

 

Question à Mme Duprez :

Comment les choses se passent-elles au Sacré Cœur ?

 

De plus en plus, les équipes enseignantes sont à même de détecter les élèves ayant un problème d’apprentissage.

Un parent fait remarquer que les parents sont mieux informés sur la question des dys. C’est moins évident en ce qui concerne l’hyperactivité.

L’identification du problème est un long parcours. Seul le neuropsy peut poser un diagnostic. C’est lui qui donne des pistes d’accompagnement. Souvent on commence par aller chez un orthophoniste, puis on amorce la psychomotricité. Il faut attendre très longtemps avant d’arriver jusqu’à un ergothérapeute. C’est là où l’on perd du temps.

CERTA = Centre de Référence des troubles de l’apprentissage. Il se trouve à Marseille. Très bien.

CMPP à Cavaillon par une équipe pluri-professionnelle. Sinon en libéral. Tout dépend des troubles de l’enfant.

Dans certains établissements, ce qui pose problème, c’est le manque de suivi d’une année sur l’autre. Certains parents ont souffert de devoir chaque année recommencer à à donner toutes les explications. L’avantage du collège Jeanne d’Arc et du Sacré Cœur, c’est que l’information y circule bien.

 

 

Passage du CM2 à la 6e

 

C’est une chance pour les élèves d’être dans une petite école primaire comme le Sacré Cœur. L’établissement a plus d’autonomie.

La réforme de 2016 fait que la 6e se trouve dans la continuité du CM2 (cycle 3).

Mais le passage en 5e (entrée dans le cycle 4) est devenu le passage difficile. La 5e est la vraie transition, sans doute du fait de l’apprentissage d’une seconde langue et d’un rythme soutenu.

En 6e, il y a beaucoup (trop ?) de confort. Là, c’est en 5e que tout se passe.

La 6e est une année pour apprendre à s’organiser = apprendre à être collégien.

À la rentrée en 5e, les parents demandent que l’équipe enseignante mette davantage en garde sur la transition à venir.

 

Épuisement des élèves en difficulté

 

Cela ne sert à rien de s’acharner sur un enfant en difficulté. Il vaut mieux arrêter, faire autre chose.

Sans cela, on risque de le braquer. Il est inutile de forcer les choses.

Ne pas oublier qu’un dys a besoin de bouger pour apprendre.

 

 

Prochain rendez-vous après la rentrée 2018…

Références diverses

 

Sitographie

 

« Dys network » : un site crée par un adolescent (Adrien Ropartz) dyspraxique et dysorthographique.

http://www.dysnetwork.com/

 

« La voix des dys »

https://lavoixdesdys.wixsite.com/lavoixdesdys

 

« Dyspraxique mais fantastique » (DMF)

https://www.dyspraxie.info/

 

« Le cartable fantastique » (des logiciels, des solutions scolaires pour parents et enseignants)

https://www.cartablefantastique.fr/

 

« Appidys »

https://www.appidys.com/

 

« TEDAI » : (Troubles Envahissants du Développement – Autisme – Intégration).

Site d’une association créée en juin 2006, née de la volonté de parents d’enfants autistes, de favoriser la scolarisation de leurs enfants ainsi que leur future vie d’adulte en milieu ordinaire (loi de février 2005 pour les droits, l’autonomie et la citoyenneté des personnes handicapées).

http://tedai.org/liens-84.html

 

 

Outils

 

Il existe une police de caractères spécialement conçue pour les dys : open dyslexic

Son téléchargement est gratuit.

https://www.opendyslexic.org/

 

Un logiciel qui pourra intéresser (attention, il est payant)

Aidodys

https://www.aidodys.com/

 

Film

Je suis dyslexique

https://www.facebook.com/isabelle.soir.5/posts/10216550811385832


Date de création : 10/06/2018 @ 17:51
Dernière modification : 10/06/2018 @ 17:52
Catégorie : 12. Café Dix sur dys
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