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12. Café Dix sur dys - 14. Créons nos outils (14/11/2017)

En préliminaire :

Il n’y a pas de chemin tracé, pas de plan préétabli pour ces cafés. Nous avançons ensemble, découvrons au fur et à mesure ce qui est nécessaire, ce qui peut être utile.

Proposition n°1 : se doter d’une bibliographie et sitographie succinctes et commentées (voir à la fin du compte rendu).

  

Notes prises au fil des échanges

 

Souci de reconnaissance

Les élèves/enfants dys posent des questions. Ils ont besoin de comprendre ce qui justifie cette différence.

Les élèves de 3e le comprennent. Il y a de la bienveillance entre eux. Les binômes fonctionnent bien. On voit des élèves qui s’aident de plus en plus.

En 6e, A.S. est devenu un point de référence car, à l’aide de son ordinateur, il est celui qui a pris le mieux le cours en notes. Il est intéressant de voir que loin d’être l’élève en difficulté, il est celui à qui l’on demande de l’aide.

 

Il y a un souci avec les enfants qui souffrent d’un trouble de l’apprentissage et en même temps comprennent bien ce qui se passe. L’École tend à ne pas voir / reconnaitre sa difficulté (celle-ci est sinon niée du moins minorée).

  

Gestion du temps

Normalement, un élève ne doit pas prendre son cours mais uniquement des mots clés. Possibilité de scanner le cours d’un camarade ou de le récupérer sur la clé USB.

Rappel : ne pas oublier qu’il existe un ENT (Espace Numérique de Travail) sur École directe. Il existe différents espaces qui permettent au professeur de déposer des documents (Voir « Espace partagé » le sigle avec trois cercles contenant des silhouettes).

C’est aussi une possibilité pour l’élève de rendre ses devoirs (en PJ d’un courrier). Noter aussi que l’élève dispose d’un espace pour déposer ses propres documents (« cloud » = nuage).

 

La gestion de l’outil varie d’un élève à l’autre. La maitrise de l’ordinateur demande du temps. Il est très important de laisser du temps aux dys. C’est un point central « laisser le temps au temps ».

 

Rappel d’une demande des familles : donner les devoirs en début d’heure.

Réponses : demande entendue par les professeurs mais pas toujours réalisable (les devoirs sont donnés en fonction de l’avancée du cours). Il est en revanche possible que le professeur soit vigilant au temps imparti pour son cours et qu’il réserve le temps nécessaire à la fin pour que les élèves notent ce qui est à faire correctement.

 

Gestion du temps de cours : il est important de faire des pauses pour segmenter le travail. Ne pas hésiter à noter au tableau le déroulé du cours (le plan) ou la durée prévue de chaque partie. Pour un dys, le temps se dilate en fonction de ses difficultés. Replacer le travail dans un cadre objectif (mesure du temps) l’aide à se concentrer car il mesure mieux l’effort à fournir.

 

À la maison, les devoirs doivent être segmentés. On les fait par « petits bouts ». Segmenter le temps de travail permet de le rendre plus acceptable.

Il est inutile de forcer l’apprentissage. Cela ne passe jamais.

 

Je bouge donc j’apprends

L’enfant dys « vit » son apprentissage. Il a besoin de se mettre dans la peau des personnages. À la maison cela peut se traduire par un apprentissage des leçons en chantant, en marchant etc. En classe, c’est compliqué pour le professeur mais c’est une donnée à entrer en ligne de compte. Un dys n’est pas agité parce qu’il n’écoute pas, un dys bouge PARCE QUE c’est de cette façon qu’il apprend. Il faut donc négocier avec l’élève ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas vis-à-vis des autres. Il est contre-performant de brider totalement le mouvement.

 

Suis-je un bon parent ?

Quand on est parent, il faut accompagner les devoirs en ayant successivement toutes les casquettes : on est tantôt parent, tantôt orthophoniste, tantôt psy (pour écouter), tantôt semi-professeur.

Les enfants, on leur donne des racines et des ailes. Les racines, c’est l’ancrage et les ailes c’est la capacité à être autonome. Le rôle du parent est de passer de l’un à l’autre.

Il faut agir « à l’instinct », choisir en fonction de sa vie d’adulte. Chacun a ses contraintes, ses capacités, ses limites, il n’y a pas de BON ou MAUVAIS choix. Il y a ce que l’on pense devoir faire. Ne pas de sentir jugé par les autres, même s’ils font différemment. Ce qui est important, c’est de bien vivre ce que l’on a décidé de faire. Des parents moins disponibles (parce qu’ils sont absorbés par leur propre travail) cela construit aussi les enfants.

Il y a une pression sociale et une culpabilité sur les mères. Il faudrait que ce soit de leur faute et donc que ce soit à elles d’assumer et de réparer. On ne doit pas accepter ce poids.

 

Comment combiner les difficultés dys avec la crise d’adolescence ?

<=> Gérer l’alternance « Je ne peux pas / Je ne veux pas ».

Comment faire pour que ne se renforce pas le sentiment d’injustice ?

Faire un marché donnant / donnant. Cela permet de maintenir un cadre (celui que l’on ne veut à aucun prix négocier) et ce qui peut être « lâché ».

Le plus difficile à gérer, c’est le dosage d’aide et d’autonomie. C’est un problème nouveau qui se fait jour avec l’adolescence.

Il faut intervenir dans le cadre mais accepter de ne plus être aussi présent dans le suivi.

Dire à l’ado : « Si ce n’est pas, ce sera à toi de l’assumer. »

A.B a été très accompagné jusqu’à la fin de la 5e. Le plus difficile pour la maman a été d’accepter de lâcher du lest. Par la suite, elle s’est aperçue que les résultats n’étaient pas pires qu’avant (il est en 3e). Elle garde un regard discret sur son travail.

Cf. Dr Revol, J’ai un ado mais je me soigne (J.C. Lattès)

http://www.editions-jclattes.fr/jai-un-ado-mais-je-me-soigne-9782709629935

 

Comment garder les élèves/enfants dys impliqués ?

À partir de la 4e, il faut commencer à travailler sur le projet professionnel. Il faut avoir / donner une vision d’avenir (cela rejoint les réflexions sur le rapport au temps).

P.A. explique qu’à l’âge de 18 ans, son fils a eu besoin d’une année sabbatique. C’était le temps nécessaire pour faire le point et pouvoir avancer ensuite. Il faut accepter cela.

 

L’épuisement des élèves ne voit pas toujours en classe.

Le rôle de l’école est de mettre en valeur les différentes formes d’intelligence.

Faire des mouvements croisés pour apprendre (cela fait fonctionner les deux hémisphères cérébraux. Ex. : toucher le genou droit avec la main gauche en lisant ses tables de multiplication aide à mémoriser celles-ci.)

Il faut faire en sorte que l’élève acquière sa propre boite à outils.

Z.C. apprend en jouant avec un rubik’s cub ou en jouant de la guitare.

Les dys ont besoin de temps en temps d’un « électrochoc » = les grands-parents d’un enfant lui ont dit « Je ne t’aiderai plus si tu ne t’aides pas toi-même. »

 

Concernant la fatigue : les enfants/élèves pourraient-ils être force de proposition ?

  

Une information dans l’actualité

Le trouble dys viendrait du fait que le dys n’a pas d’œil directeur.

Le dys voit la lettre en 3D et en mouvement. C’est pour cette raison qu’il écrit les mêmes mots de façon toujours différente. C’est aussi qu’il lira un même mot de façon différente.

Le cerveau dys ne mémorise pas comme un cerveau non dys.

  

Fin (provisoire) de l’échange

Il faut désacraliser le terme « handicap ». Il faut définir ce que c’est. Il faut accepter qu’une aide vient compenser ce qui fait défaut.

Cf. Odile Golliet, Dys sur dix (Jacques André)

[étrangement sur le site Amazon l’auteur est nommée Ogier]

http://www.jacques-andre-editeur.eu/web/ouvrage/151/+Dys+sur+dix.html


Quelques remarques encore…

 

Pour mémoire, voici des points soulevés ou des idées émises lors du premier café auxquels nous n’avons pas (encore) donné suite.

·       Faire une liste des célébrités « dys » pour retrouver l’estime de soi.

·       Quelle correction des travaux pour les élèves ? Comment gérer une copie qui est constellée de rouge ?

·       Répondre à la question : je suis dys, quel avenir pour moi ?

·       Comment appréhender l’après 3?

·       Quelle possibilité d’apprendre des langues étrangères quand on a déjà tant de mal avec la sienne ? Quels trucs et astuces ?

·       Comment gérer la jalousie dans la fratrie ? (Enfant qui n’est pas dys « délaissé »)

 

 

Appel pour la prochaine séance :

 

Le collège souhaite se doter d’ouvrages permettant de mieux comprendre et appréhender les troubles dys (pour les adultes), soit pour les élèves dys.

Une sitographie est également à constituer. Les suggestions sont bienvenues.

Les thèmes abordés lors du prochain café seront ceux que VOUS souhaitez. N’hésitez pas à faire part de vos attentes (ex. une demande d’une famille de transposer le Café au Sacré Cœur).

 

 

 

Bibliographie (subjectivement) commentée à l’usage des adultes

(* = ouvrages à disposition au collège)

 

 

*REID G. GREEN S., 100 idées pour venir en aide aux enfants dyslexiques

https://www.babelio.com/livres/Reid-100-idees-pour-venir-en-aide-aux-eleves-dyslexique/368550

L’ouvrage permet de trouver des suggestions de base, d’ordre pratique. On peut y piocher des idées, surtout quand on ne connait pas bien les particularités des dyslexiques.

N.B. : la collection « 100 idées… » est souvent citée comme une référence. Elle se décline pour tous les troubles dys

OUVRAGE DE BASE


*MAISONEUVE Marie-Claude, Papa, maman, j’y arrive pas (Eyrolles)

https://www.eyrolles.com/Loisirs/Livre/maman-papa-j-y-arrive-pas-9782913281929

C’est un ouvrage très intéressant à plusieurs titres.

Tout d’abord, parce qu’il expose une théorie de l’origine des troubles dys qui sort totalement du champ psy. L’enfant dyslexique souffrait de ne pas avoir dépassé les réflexes primitifs qui accompagnent le nourrisson à la naissance (réflexe de la marche, réflexe de succion, réflexe du cou qui se redresse etc.) et c’est parce que ce réflexe serait toujours présent qu’il ne parviendrait pas à exécuter certains gestes (ex. l’écriture serait très difficile à un enfant qui n’est passé par le quatre pattes etc.)

Autre intérêt, l’auteur est (était ?) à Aix en Provence. Il y avait un espoir de la faire venir à l’un de nos cafés. Pour le moment, pas de réponse à notre invitation (une idée à creuser).

POUR LES PARENTS AVANT TOUT (PISTE THERAPEUTIQUE ?)

 

*REVOL Olivier, On se calme, enfants agités, parents débordés (JC. Lattès)

http://www.editions-jclattes.fr/se-calme-9782709638265

L’ouvrage est vraiment très clair et il permet, notamment pour l’enseignant, de mieux comprendre le fonctionnement d’un TD/AH (= trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité).

Écrit par un médecin spécialiste du sujet, il fait le point à diverses reprises sur les prescriptions médicamenteuses utilisées ou redoutées pour ce type de trouble.

Une idée importante : on aide un hyperactif en dialoguant avec lui sur son hyperactivité et en négociant avec lui un mode de fonctionnement acceptable pour tous les partis.

LECTURE INDISPENSABLE POUR LES ENSEIGNANTS


*DE LA PRESLE Catherine et VALETON Dominique, Lettres à un petit prince sorti de sa bulle. Une clé pour l’autisme ? (L’Harmattan)

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=32071

C’est un témoignage précieux parce que c’est une expérience vécue : celle d’une grand-mère qui n’accepte pas la fatalité d’un petit-fils autiste.

La réponse est une méthode mise au point par l’auteur (inspirée de méthodes pratiquées aux États-Unis) fondée sur le jeu intensif. L’objectif n’est pas d’enseigner l’autiste à agir comme une personne ordinaire mais bien de faire sortir l’autiste du champ autistique.

POUR LES PARENTS CONCERNES ET POUR LES CHEFS D’ETABLISSEMENT DU PRIMAIRE QUI SERAIENT PRETS A TENTER LA MISE EN PLACE D’UNE SALLE DE JEU DANS LEUR ECOLE.

 

 TAMMET Daniel, Je suis né un jour bleu (Les Arènes)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Je_suis_n%C3%A9_un_jour_bleu

Grand succès de librairie, un presque « classique ». Récit autobiographique d’un autiste captivant et touchant.

TOUT PUBLIC

 

*BOSSI CROCI Sébastien, Funambule, mon parcours d’enfant à haut potentiel (Tom Pousse)

https://tompousse.fr/livre/funambule-mon-parcours-denfant-a-haut-potentiel/

L’ouvrage présente l’intérêt d’être un témoignage « de l’intérieur ». L’auteur est un jeune adulte qui a appris, parfois dans la douleur, à surmonter sa précocité.

Cela aide à comprendre les mécanismes qui se jouent sur un sujet souvent mal compris par la société (Cf. les hésitations du langage surdoué / précocité / haut potentiel etc.).

POUR LES PARENTS CONCERNES AUSSI BIEN QUE POUR LES ENSEIGNANTS

 

Bibliographie à l’usage des élèves (mais pas seulement)

 

DACHEZ Julie, La Différence invisible (Delcourt)

http://www.editions-delcourt.fr/serie/difference-invisible.html

Le récit est très largement autobiographique. Il traite de la différence au sens large et donne des clés pour comprendre le comportement des personnes présentant des troubles autistiques, plus particulièrement « Asperger ». Il parle également de tous les aprioris et lieux communs que nous véhiculons sur l'autisme.

L’ouvrage très touchant est tout à fait accessible pour des collégiens.

 

 HADDON M., Le Bizarre Incident du chien pendant la nuit (Pocket)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Bizarre_Incident_du_chien_pendant_la_nuit

Un récit « jeunesse » qui a la particularité de raconter une histoire du point de vue d’un autiste. L’intrigue policière donne l’occasion de partager la vision du monde de l’enfant. Particulièrement touchant.

L’ouvrage a donné lieu à une adaptation théâtrale à succès à Londres.

 

ROY Y., Les Petites victoires (Rue de Sèvres)

http://www.editions-ruedesevres.fr/les-petites-victoires

Bande dessinée recommandée par un professeur sur la question de l’autisme.

 


Date de création : 26/11/2017 @ 12:29
Dernière modification : 26/11/2017 @ 12:29
Catégorie : 12. Café Dix sur dys
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