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Documentation - 04. Garçons filles, comment apprennent-ils ?

Notes prises lors de la conférence de M. Auduc (septembre 2016)

 

Constat :

En France, l’échec scolaire est, de façon massive, un problème qui concerne les garçons.

Voir les ouvrages précédents de Jean-Louis Auduc :
Sauvons les garçons (premier ouvrage)

Le texte était un pamphlet qui partait de ce constat : un garçon sur trois est en grande difficulté là où l’on rencontre une fille sur quatorze dans la même situation. 

La Fracture sexuée (février 2016)
www.fabert.com/editions-fabert/ecole-la-fracture-sexuee.3294.produit.html


Il existe une triple fracture : sociale, ethnique et sexuée. À la fin de la scolarité, les filles sont plus diplômées que les garçons.

Obtention du bac général :

6 filles sur 10

4 garçons sur 10 (soit 16.2%, chiffre constant depuis 1982)

 

Pourquoi ?

 

Le système scolaire est fondé sur les examens écrits or les garçons ont des difficultés d’écriture et de lecture plus importantes que les filles.

Le problème vient aussi de ce que la mixité n’a pas été pensée en France. La mixité des classes n’a pas été décidée pour des raisons idéologique mais pour des raisons économiques (il est moins onéreux de construire un collège mixte que de construire un collège de garçons + un collège de filles). La France est le seul pays où il n’y a pas eu de débat sur la mixité. Pour mémoire, la mixité n’est pas une obligation légale mais une coutume.

L’indifférenciation tend à pénaliser les garçons (Cf. rapport de l’inspection de mai 2013).

Il serait temps de faire des statistiques sexuées afin d’affiner l’analyse (taux de réussite, prêts en bibliothèque, pourcentage dans les sanctions)

 

Le rapport à la tâche scolaire :

Celle-ci de décompose en 5 temps :

1.       On reçoit un ordre / une consigne de travail

2.       On exécute l’ordre

3.       On réfléchit

4.       On corrige

5.       On finalise

Le problème vient de ce que les garçons s’arrêtent au n°2 et refusent la correction des erreurs. Culturellement, ils ne sont pas préparés à cela.

Ex. : un test a été effectué auprès d’élèves. Un même travail a été donné à un nombre égal de filles et de garçons.

La première fois, le test a été présenté par cette phrase « C’est pour l’école ».

Résultat : quand 20 filles réussissent, seuls 13 garçons réussissent aussi.

La seconde fois, le test a été présenté par cette phrase « C’est un jeu / pour jouer ».

Résultat : 18 filles réussissent, 18 garçons aussi.

Nous sommes dans une civilisation de l’écrit et du littéraire. Les concours se fondent sur des écrits rédigés.

 

Comment prévenir le problème dans les familles ?

L’enfant doit voir ses DEUX parents lire et écrire. Trop souvent, il pense que ces actions sont pour les femmes (d’autant plus qu’à l’école les enseignants sont des femmes en grande majorité). Le père doit lire, montrer que la lecture est un acte masculin.

Au retour de l’école, le père doit s’intéresser à ce que l’enfant a fait. Il doit l’interroger sur ce qu’il a appris et s’émerveiller avec lui des connaissances qu’il a acquises.

 

Au collège, il est possible de proposer des actions spécifiques.

Ex. : au CDI « La lecture pour les garçons ». Organiser des concours de lecture père / fils.

Se méfier aussi de la dérive : la femme lit, l’homme est devant un écran.

Bien entendu, l’écran est un outil pour lire et écrire. Il faut montrer l’importance de l’écrit dans notre civilisation.

 

Il faut que l’enfant comprenne qu’il en a pour environ 18 ans d’études et que jusqu’à la fin du collège, c’est surtout de l’entrainement.

 

Deuxième fracture fin du primaire / début du collège

L’arrivée du passage à l’adolescence et la crise qui s’ensuit constitue un danger, celui de la rupture.

La fille sort de l’enfance de plus en plus jeune. Aujourd’hui, on peut considérer que cela se passe vers 8/9 ans. Elle veut être une femme bien qu’elle ne le soit pas encore.

Pour le garçon, cela se passe au collège (11-12 ans).

Il serait souhaitable de mettre en place une cérémonie civique à 12-13 ans pour marquer le passage.

L’enfant vit des crises et il faut en avoir conscience.

Crise de sens : peu d’enfants auront l’occasion de vivre mieux que leurs parents.

Crise d’identité : les enfants sont déracinés. L’espace privé et l’espace publics sont confondus (réseaux sociaux). Perte de l’intime, du secret, du sens du mot « ami ». Les enfants ne savent plus ce qu’est un « jardin secret ».

Qu’est-ce que l’intime ? (pour les filles et les garçons, la question se pose à des âges différents).

Est-ce que l’on se construit en étant totalement transparent ?

La transformation physique du garçon est moins visible de quelle de la fille. Le garçon se demande ce qu’il est et il risque de se construire en rupture. Il était « le grand de l’école » et il devient « le petit du collège ».

Il est possible que de se faire sanctionner corresponde à un rite initiatique pour le garçon qui aura besoin de savoir quelles sont les limites. C’est là où il est intéressant de mettre en place des rites initiatiques (ex. une marche de nuit) pour apprendre à se connaitre.

Au collège, le garçon se trouve dans une situation de moindre maturité (13/18 ans). Le risque de refus et de décrochage est donc plus important. Il est un jeune et non plus un enfant.

 

Troisième fracture à 15/16 ans :

Il y a un problème d’identification : tous les métiers de proximité se sont féminisés (école, médecine, justice…). La question se pose : où est l’homme dans les métiers de proximité ?

La fille trouve des identificateurs autour d’elle, le garçon doit en trouver aussi (père, anciens élèves, cousins). Il faut trouver quelqu’un qui a réussi par l’école et qui montre l’intérêt des efforts (Cf. se corriger pour mieux faire).

Il faut faire de vraies campagnes dans les écoles pour présenter les métiers qui se sont féminisés.

Forte féminisation de la fonction publique car ce sont les diplômes qui permettent d’y entrer. Mais on note aussi l’écart de salaire fonction publique / libéral.

 

Moments clés que les parents doivent gérer.

L’école sert à (se) corriger : le garçon ne tente pas car il ne sait pas qu’il peut se corriger. Il a peur de l’erreur. Il faut travailler sur l’importance du réinvestissement du savoir.

Il faut donner confiance. Les élèves doivent être en confiance pour pouvoir aborder l’erreur et sa correction.

Faire un travail avec les enseignants sur le bienfait de l’erreur.

Émerveillement de l’adulte. Il faut demander à l’enfant ce qu’il a fait et lui demander de présenter ce qu’il sait.

 

Réponses à des questions de parents.

La question des notes si l’on tient compte de l’erreur et de sa rectification :

Il ne faut pas confondre évaluation (= ce qui est acquis) et la notation (= constat).

 

Pourquoi rencontrons-nous ce problème de notation / évaluation ?

En France, on a tout construit à partir de l’obtention du bac. Là où dans d’autres pays, l’éducation a été pensée du plus jeune âge vers l’âge adulte, nous sommes partis à l’envers. Pour preuve, nous utilisons un compte à rebours (6e, 5e, 4e etc. jusqu’à la Terminale).

Du coup, on ne regarde pas ce que l’on sait faire mais ce qui est raté.

 

Faut-il vraiment séparer les garçons des filles à l’école ?

Il y a un moment où c’est intéressant, c’est au collège.

Il peut aussi être intéressant d’avoir des moments mixtes et d’autres non mixtes (par exemple deux ou trois fois par semaine).

[Note : la conférence ayant lieu à Marie Pila, la question de la mixité faisait écho de manière très particulière auprès de l’assistance, pour la plupart des parents dont les enfants sont à Marie Pila]

 

Pouvez-vous donner un exemple concret d’apprentissage où la non-mixité est meilleure ?

Au moment de l’apprentissage de la lecture.

La méthode semi-globale marche très bien pour les filles. Les garçons, eux, sont noyés car ils ne savent pas se corriger.


Date de création : 02/10/2016 @ 18:12
Dernière modification : 22/10/2017 @ 12:15
Catégorie : Documentation
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